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L’une des herbes les plus appréciées dans le monde culinaire, le romarin est aussi une source d’énergie dans la médecine traditionnelle.

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Des études antérieures ont montré que le romarin (Rosmarinus officinalis) a de nombreuses applications thérapeutiques différentes. Ces études ont été rassemblées par des chercheurs du Pars Bioscience Research Center et de l’University of Kansas-City Missouri pour créer une méta-analyse qui permettrait d’évaluer le potentiel conservateur et thérapeutique du romarin.

Les études pertinentes ont été recueillies dans différentes bases de données publiques à l’aide des mots de recherche “Rosmarinus officinalis”, “R. officinalis” et “romarin”. Ils ont ainsi pu rassembler plus de 80 articles qui ont ensuite été examinés, résumés et organisés en fonction de leurs sujets.

Les chercheurs ont pu reconnaître huit propriétés majeures du romarin. Il s’agit des activités antioxydantes, antimicrobiennes, anticancéreuses, antidiabétiques, antidépressives, neuroprotectrices, anti-inflammatoires et anti-obésité.

Parmi les nombreuses propriétés du romarin, son activité antioxydante reste la plus étudiée et la mieux documentée. Des études antérieures ont montré que certains composés sont présents dans le romarin, ce qui peut être attribué à l’activité antioxydante. Il s’agit notamment de composés phénoliques, comme l’acide carnosique, le carnosol et l’acide romarinique.

Les composés que l’on trouve dans le romarin utilisent plusieurs voies pour obtenir l’effet antioxydant. Certains agissent en piégeant les radicaux libres, tandis que d’autres agissent en empêchant la peroxydation des lipides ou en augmentant l’activité antioxydante des enzymes dans le corps. Ces mécanismes protègent l’organisme du stress oxydatif qui peut entraîner d’autres maladies. C’est pourquoi l’activité antioxydante du romarin est fondamentale pour ses autres applications thérapeutiques.

Le romarin présente également une activité antimicrobienne contre les champignons et les bactéries. Tout comme l’effet antioxydant, l’activité antimicrobienne du romarin dépend également des composés qu’il contient. Ceux-ci incluent le camphre, le camphène, et le bornéol. Des études antérieures ont également montré que le romarin peut inhiber la résistance bactérienne aux médicaments en augmentant la perméabilité de la membrane bactérienne. La puissante activité antimicrobienne du romarin en fait un substitut prometteur aux conservateurs artificiels.

Une autre propriété du romarin, qu’ils ont pu trouver, est son activité anticancéreuse. Des composés dont on a observé les propriétés antioxydantes ont également été impliqués dans l’activité anticancéreuse du romarin. Ces composés ont été capables d’induire l’apoptose dans les cellules cancéreuses, les empêchant de croître et de se propager. De plus, l’activité antioxydante du romarin inhibe également la tumorigenèse.

Des études ont montré qu’en plus de l’activité anticancéreuse, l’activité antidiabétique du romarin est également liée à ses propriétés antioxydantes. L’inhibition de la peroxydation des lipides par les antioxydants s’est avérée augmenter les niveaux d’insuline. De plus, on a également observé que le romarin abaissait la glycémie chez un modèle animal.

La dépression peut également être traitée avec du romarin. D’après des études antérieures, le romarin peut interagir avec le système monoaminergique pour agir comme antidépresseur. Ce système monoaminergique est composé de neurotransmetteurs, comme la dopamine, la noradrénaline et la sérotonine. Le romarin agit comme antidépresseur en renforçant ces neurotransmetteurs et en augmentant leur concentration dans le cerveau. Ces activités peuvent être attribuées à des composés comme le carnosol, l’acide bétulinique, l’acide ursolique et les polyphénols.

Outre la dépression, le romarin peut également aider à prévenir les maladies neurodégénératives. Il y a plusieurs façons d’y parvenir. Premièrement, le romarin peut inhiber les fonctions de la cholinestérase et de la butyrylcholinestérase, qui sont impliquées dans la dégradation de l’acétylcholine. Cela peut prévenir les maladies neurodégénératives puisque l’acétylcholine est un neurotransmetteur important pour la mémoire, la vigilance et la concentration. Deuxièmement, les antioxydants contenus dans le romarin préviennent le stress oxydatif, ce qui augmente le risque de maladies neurodégénératives. Enfin, le romarin favorise la production du facteur de croissance nerveuse, une protéine nécessaire au maintien des nerfs.

De nombreuses études ont également montré que le romarin présente une activité anti-inflammatoire. Il est capable de réduire l’inflammation en empêchant les leucocytes de migrer vers le site de l’inflammation. De plus, le romarin peut également réduire l’expression de substances pro-inflammatoires comme l’oxyde nitrique. Cette activité anti-inflammatoire du romarin est attribuée à un mécanisme synergique entre des substances comme le carnosol et l’acide carnosique.

La dernière propriété du romarin dont il est question dans le document de synthèse est l’activité anti-obésité. Il a été observé que cela fonctionnait selon différents mécanismes. Le romarin peut soit inhiber la différenciation des adipocytes, soit limiter l’absorption des lipides, soit supprimer l’enzyme pour la production de triglycérides.

Dans l’ensemble, les informations que les chercheurs ont pu recueillir à partir de cette méta-analyse montrent que le romarin peut être utilisé comme agent de conservation alimentaire et comme agent thérapeutique contre de nombreuses maladies.

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