Santé

Les dangers des drogues psychiatriques – devenons-nous une nation droguée ?

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Aux nouvelles, il n’est que trop fréquent de rencontrer l’histoire d’un crime horrible qui vous laisse vous demander comment quelqu’un a pu commettre un tel acte. Souvent, il s’avère que l’agresseur prenait des médicaments psychiatriques – une tendance qui est particulièrement courante chez les tireurs de masse. Pourquoi tant de gens prennent-ils des médicaments psychiatriques de nos jours, et sommes-nous en train de devenir un pays drogué ?

Dans un article paru dans le Waking Times, Jon Rappoport, journaliste d’investigation nommé au Pulitzer, affirme que le psychiatre lui a fait remarquer officieusement que la base utilisée pour diagnostiquer et étiqueter les troubles mentaux est “une fraude de rang”, et c’est un secret de Polichinelle au sein de la profession psychiatrique. Il n’y a pas de tests de diagnostic en laboratoire, même pour un seul des 300 troubles mentaux qui ont été officiellement certifiés et étiquetés ; au lieu de cela, les médecins font des ordonnances rentables en fonction de la façon dont un patient répond à quelques questions.

Quels sont les dangers de ces médicaments ? Des études ont démontré que les psychotropes doublent le risque de suicide et qu’ils peuvent aussi rendre les gens plus violents, mettant en danger d’innombrables personnes qui n’ont même jamais touché à un médicament psychiatrique. Parmi les autres effets secondaires de ces médicaments, mentionnons la psychose, la manie, les hallucinations, les AVC, les crises cardiaques, les idées suicidaires et la mort subite.

Rappoport qualifie la surprescription généralisée de médicaments psychiatriques de “guerre chimique contre la population”.

Statistiques effrayantes

Jetons un coup d’œil à certaines statistiques tirées d’un rapport sur la santé mentale publié en 2011 par Medco Health Solutions. Plus de 25 % des femmes adultes aux États-Unis prenaient des médicaments pour la santé mentale en 2010 contre 15 % des hommes ; 21 % de ces femmes prenaient des antidépresseurs. Onze pour cent des femmes âgées de 45 à 65 ans prenaient des anxiolytiques et quatre pour cent des adultes prenaient des médicaments contre le trouble déficitaire de l’attention avec hyper activité.

Entre-temps, un rapport publié en 2016 dans JAMA Internal Medicine a révélé qu’un adulte américain sur six prend au moins un type de médicament psychiatrique par an. Les quatre cinquièmes des personnes qui prennent de tels médicaments déclarent les utiliser à long terme, ce qui est préoccupant pour les experts, car certains des médicaments en question ne sont recommandés que pour une utilisation à court terme et comportent tous de graves risques pour la santé.

Dans cette étude, les femmes étaient beaucoup plus susceptibles que les hommes de déclarer prendre des psychotropes, et les adultes blancs étaient plus de deux fois plus susceptibles de les consommer que les Afro-Américains et les autres minorités.

Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables

Le problème est particulièrement grave chez les enfants, les données de la base de données IQVia Total Patient Tracker Database montrant que plus de 622 000 enfants de 0 à 5 ans prenaient des médicaments psychiatriques en 2017. Ce qui est choquant, c’est que 125 361 enfants de moins d’un an, dont la grande majorité prenaient des anxiolytiques, en faisaient partie. Il est difficile d’imaginer comment un bébé pourrait avoir besoin de tels médicaments, mais tel est l’état des soins de santé américains de nos jours.

C’est aussi un gros problème chez les personnes âgées, l’AARP signalant que les maisons de soins infirmiers aux États-Unis donnent à plus de 179 000 résidents des antipsychotiques qui n’ont pas été approuvés pour leur état, qui offrent peu de bienfaits ou qui mettent leur vie en danger. Souvent, il s’agit d’une forme de “contention chimique” pour les rendre dociles et plus faciles à gérer. C’est d’autant plus troublant si l’on tient compte du fait que les antipsychotiques portent une mise en garde dans une boîte noire indiquant que les personnes âgées fragiles et les personnes atteintes de démence ou d’Alzheimer ne devraient pas prendre ces médicaments, car ils pourraient leur être fatals. Ces médicaments peuvent aussi augmenter le risque de chute et de fractures, augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral, causer de la difficulté à avaler et les rendre plus vulnérables à la pneumonie.

Bref, notre pays est en train de se droguer, et si rien n’est fait rapidement pour remédier à la surprescription négligente de ces médicaments toxiques, cela aura un impact négatif sur chacun d’entre nous.

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