Santé

Le chou africain offre un moyen naturel de lutter contre la teigne du cuir chevelu un

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Les noms peuvent parfois prêter à confusion – ou même induire en erreur. Le chou africain (Cleome gynandra) n’est pas du tout apparenté aux vrais choux, alors que la teigne est en fait causée par des champignons et non des vers. Les chercheurs ougandais peuvent cependant confirmer que la plante locale possède de fortes propriétés antifongiques, étant donné son utilisation de longue date comme traitement naturel contre la teigne du cuir chevelu.

Le chou africain est une mauvaise herbe qui ne ressemble pas du tout au chou. Il est consommé comme un légume, mais il est aussi utilisé comme plante médicinale. En plus de traiter la teigne du cuir chevelu, on l’utilise pour traiter diverses autres maladies et symptômes.

La teigne du cuir chevelu (Tinea capitis) est l’une des infections fongiques les plus courantes en Ouganda. Elle est très fréquente chez les enfants de moins de 12 ans. Elle touche également les adultes dont l’immunité est supprimée, comme les personnes atteintes du virus de l’immunodéficience humaine.

Le traitement standard consiste à prendre des médicaments par voie orale et à appliquer des médicaments topiques. Ces médicaments antifongiques sont trop chers pour les pauvres des zones rurales.

Au lieu de cela, beaucoup d’entre eux utilisent des plantes médicinales comme le noyer noir, la camomille et le théier pour traiter les infections fongiques. En Ouganda, le chou africain est traditionnellement utilisé pour traiter la teigne du cuir chevelu.

Essai d’une mauvaise herbe comestible africaine à des fins antifongiques et fongicides

Une équipe de recherche de l’Université des sciences et technologies de Mbarara (MUST) a étudié les propriétés antifongiques du chou africain. Ils ont récolté des parties aériennes fraîches de la plante, qu’ils ont ensuite préparées en conséquence pour créer de l’éthanol et des extraits aqueux (à base d’eau).

Les deux extraits de plantes ont subi un criblage phytochimique pour identifier la présence de métabolites secondaires, tels que les alcaloïdes, les graisses, les flavonoïdes, les huiles, les stéroïdes, les sucres, les tanins et les terpéroïdes. Bon nombre de ces molécules d’origine végétale ont des effets bioactifs bénéfiques.

Pour l’essai biologique antifongique, les chercheurs du MUST ont testé différentes concentrations des extraits de chou africain sur trois différents types d’isolats fongiques cliniques : Microsporum canis, Trichophyton rubrum et Trichophyton mentagrophytes.

Ces trois champignons sont des dermatophytes qui causent la teigne du cuir chevelu. Les chercheurs ont également testé l’efficacité des extraits contre le médicament antifongique fluconazole.

De plus, ils ont préparé différentes concentrations de départ pour l’éthanol et les extraits aqueux afin de déterminer la concentration inhibitrice minimale et la concentration fongicide minimale de chaque extrait. De cette façon, ils sauront quelle quantité de chacun est nécessaire pour simplement empêcher la croissance des champignons et quelle quantité tuera carrément l’agent pathogène.

Le chou africain est une source potentielle de médicaments antifongiques naturels.

Les chercheurs du MUST ont rapporté que les deux extraits contenaient de nombreuses molécules végétales aux propriétés bioactives. De plus, l’éthanol et les extraits à base d’eau du chou africain ont une activité antifongique. En effet, l’extrait d’éthanol a démontré une tendance antifongique systématique contre les isolats fongiques cliniques.

Cependant, une fois que les isolats fongiques ont été sous-culturés, la concentration fongicide minimale de l’extrait aqueux est devenue inférieure. L’extrait à base d’eau était donc beaucoup plus efficace que son homologue à base d’éthanol.

Les trois souches étaient sensibles aux effets des extraits. La souche Trichophyton rubrum s’est avérée la plus vulnérable aux deux extraits, tandis que la souche Microsporum canis était la moins affectée.

La concentration minimale inhibitrice des deux extraits variait de 0,0313 à 0,5 mg/mL, selon la souche.

Sur la base de leurs résultats, les chercheurs du MUST ont estimé que le chou africain pourrait devenir une source de nouveaux médicaments antifongiques faciles d’accès, efficaces et sûrs à utiliser. Ils ont recommandé que les études de suivi évaluent l’efficacité de chaque produit phytochimique.

Ils ont également proposé de tester les extraits sur d’autres espèces de dermatophytes afin de déterminer les concentrations exactes nécessaires pour inhiber et tuer les souches fongiques qui causent la teigne et d’autres maladies.

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